Jour après Jour

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arts & spectacles

Mercredi 25 octobre 2006
J'y suis allé pour la deuxiéme fois le 2 octobre. Un monstrueux cabaret savament érotisant et joyeusement déjanté. Entre rêve et cauchemar, inquiètant et onirique, avec une vraie profondeur. Des textes qui s'imprégnent, une musique live et des personnages aussi anguoissants qu'attachants.

Quelques évolutions, depuis la couturière à laquelle j'avais assisté il y'a deux ans en création au Théatre de Chatillon, dans celle montée pour La Villette... Un peu moins de longueurs et toujours plus de clins d'oeil surréalistes. Et fort malheureusement le cheval de chair et de sang qui partageait la scéne avec les comédiens pour quelques instants de pure magie a disparu (pour des raisons de sécurité d'après mes amies qui font partie de la troupe)

Ca se passe à l'Espace Chapiteaux de La Villette encore pendant quelques jours sauf si il y'a prolongations...




L-Hard-Core
Par The Core
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Samedi 28 octobre 2006
Je devais avoir 13 ou 14 ans, je me surprenais avec des envies érotiques que je ne comprenais pas vraiment et dont j'ignorais encore tout.
Inscrite au ciné-club de ma ville j'y allais régulièrement comme on va au cinoche quand on est ado pour retrouver les copines et parler des garçons. Ce jour là pas de copine en vue, pas de garçon et que des adultes.

Ce jour là j'ai vu un film qui allait décider? déclencher? démarrer? déterminer? ma sexualité. Comme une rencontre importante, une vague de fond qui détruit tout et fait place nette pour "autre chose"... Et effectivement il m'a marqué au-delà des mots.

"L'Empire des Sens" de Nagisa Oshima. Une descente en spirale dans un univers violemment érotique. Un film intense dans lequel par la suite j'ai retrouvé mes pulsions, identification? Peu importe il me porte encore...




L-Hard-Core
Par The Core
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Mercredi 3 octobre 2007
Par The Core
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Samedi 3 novembre 2007
Par The Core
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Samedi 3 novembre 2007
Pour la beauté des images et l'inspiration... émouvant.


L-Hard-Core
Par The Core
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Samedi 3 novembre 2007
Joel Peter Witkin

Vernissage le 7 novembre 2007


Galerie Baudoin Lebon
38 rue Sainte Croix de la Bretonnerie
75004 Paris
tél : (33) 01.42.72.09.10

J'y serais. Incontournable. Des images que je regarde comme si je voyais mes rêves mis en abyme.

L-Hard-Core
Par The Core
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Lundi 12 novembre 2007
Par The Core
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Lundi 26 novembre 2007

L-HardCore
Par The Core
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Vendredi 26 septembre 2008

J'ai posé pour lui. Nue, la chair vibrante vivante fragile. Dans les mains une arme de chair morte. Très troublant, l'odeur de la viande, l'odeur de boucherie.

A voir donc son expo, et son livre:

«Les photographies de Dimitri Tsykalov existent à l’extrême opposé de la nature morte. Nous avons affaire à un processus d’hypercarnation, de surenchère physiologique. Nul dépiautage, pas d’équarrissage. Mais d’invraisemblables expériences d’implants de muscles et d’organes. Il s’agirait de savoir si ce principe d’épaississement des symboles de vie relève d’un genre artistique ou d’une catégorie esthétique. De fait, la viande en soi comme matériau ne suffit pas à répondre à la question. Vanitas, robe de chair pour albinos anorexique de Jana Sterbak (1987), vêtement en viande de boeuf, ou les peaux de cochon tatouées de Wim Delvoye, tout comme le boudin réalisé par Michel Journiac avec son propre sang, son propre corps qu’il envisage comme une « viande consciente socialisée », demeurent incontestablement des natures mortes faisant vanités.
Si les images de Dimitri Tsykalov partagent avec le genre des vanités un certain nombre de caractères, elles ne sont pas pour autant des natures mortes. S’agirait-il d’une sous-classe du genre dont l’économie plastique ne serait nullement dans la soustraction, l’évidement, mais dans l’addition et le recouvrement, et que l’on pourrait nommer, un peu ridiculement, les « Crudités » ? (...)
Comme d’autres jouent avec le feu, Dimitri Tsykalov joue avec la vie et la mort : il donne vie à ses sculptures de fusils (instruments qui ôtent la vie) avec de la viande morte. Cette viande morte est tenue par un humain qui, dès lors, nous apparaît comme de la viande encore vivante, mais pour combien de temps ? Une autre distinction se met alors à vaciller : la différence entre une viande fraîchement morte et une autre qui ne l’est pas encore devient ténue. Dans cette « viandification », se met à vivre ce qui est inanimé (le fusil) et se met à mourir ce qui est vivant (le corps réduit à de la viande).
Par un processus de contamination dont il est coutumier – comme si ses oeuvres possédaient la capacité insinuante de ne pas s’arrêter à leur bord extérieur mais de « continuer » dans le monde qui les entoure, sur le mode d’une contagion virale –, Dimitri Tsykalov étend cette sensation de l’être-réduit-à-la-viande-crue au spectateur de ces images qui s’y trouve irrésistiblement aspiré car il mesure qu’il est, lui aussi, de la viande, même s’il porte encore pour l’heure un costume Prada ou un manteau Balenciaga. Sous le tissu, la viande, toujours vivante, c’est-à-dire toujours en train de mourir.»


jeanyvesjouannais dominiquequessada
Extrait de «Cadavre exquis» in Dimitri Tsykalov, Meat
Editions du Regard, 2008


«D’évidence, la chambre noire de Tsykalov est d’abord une chambre à opérations. Les corps s’y ouvrent avant que d’y être observés.
Or ces corps produisent chacun leurs propres blessures et leurs propres chairs. Ils fleurissent de tripes et de sang comme la fleur s’épanouit et comme le bois propage ses branchages. La destruction niche toujours, incluse, dans l’objet, - ici dans le sujet -, cependant elle vient pirater la peau en lui ajoutant de la peau, le sang s’abreuve de sang à même l’épiderme et les organes devenus hybrides amplifient leurs excroissances car la chair animale s’est jointe à la plasticité humaine, le temps d’une prise de vue.
Dimitri Tsykalov finit par dénouer sur ces tableaux de chair ce que propose vraiment la photographie lorsqu’elle exhibe ses planches contacts. Chaque cliché d’individu armé par les soins de l’artiste de rehauts de chair et de sang sous forme d’armes charnues allume un éclair de violence, d’érotisme et d’effroi qui assaille le cortex du spectateur. Chaque sujet photographié vient de lui-même au contact et attaque à la tête et au regard. Ces séries à un ou plusieurs sujets ne sont rien d’autre que des commandos artistiques.
Chacun peut y heurter du regard l’exhibition d’un corps à l’enveloppe intouchée, brandissant pourtant une blessure ouverte dans un débordement optique qui catastrophe, au travers d’une arme de chair génératrice de crime et grâce à laquelle il pourra se faire exploser encore et encore exploser plus avant les limites de la représentation.»


Isabelle Rabineau
Extrait de «La chair au canon»

Du 24/09/2008 au 26/10/2008

MAISON EUROPEENNE DE LA PHOTOGRAPHIE

5/7 rue de Fourcy PARIS 75004

Par The Core
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Mardi 30 septembre 2008
J'avais oublié à quel point j'aime ce film. L'ambiance, l'image, le casting, l'univers noire et décadent. La lenteur, l'ambiance sonore...

Lost Highway de David Lynch





L-HardCore
Par The Core
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